Le Lac de Fish est le septième album de Tue-Loup, et marque à la fois un
changement et un retour.
Un changement de personne d’abord : Romain Allanot, batteur historique du
groupe, prend une autre route. C’est Thomas Fiancette qui le remplace –
son approche de la batterie est radicalement différente. Déçu du jazz il
cherche des rythmes simples mais oeuvrés de détails, évite la répétition de
formules, brode et frappe juste. Un changement aussi, peut-être : Xavier
Plumas, auteur-compositeur du combo s’est vu déménager, quittant pour de
bon le berceau de tous les morceaux passés de Tue-Loup, comme en témoigne
la très belle « Adieu les Bordes ».
Un retour parce qu’on sent dans ce disque une volonté de revenir à une écriture originelle, se rapprochant des premiers enregistrements du
groupe, mais enrichis d’une maturité épatante. Tournant qui se ressent
dans la musique même, moins emprunte de jazz que ne pouvait l’être «
Rachel au Rocher ». On est ici plus proche des univers de « la belle
Inutile », plus proches de ces ballades qui dessinent des histoires.
En définitive, nous sommes sur les terres de Tue-Loup : longues plaines,
voyages immobiles, le regard spectateur des jours qui passent… Sous une
nouvelle lumière, sous un soleil tantôt radieux et tantôt brumeux,
toujours pictural.
« Tue-loup (…) creuse un sillon, lève les yeux au ciel et contemple les
nuages mouvants, rendus fous par l’orage qui arrive au loin. Grand
disque »
Stéphane Deschamps – Les Inrockuptibles - nov 07
« Sur scène, le groupe oscille entre tension, électricité et poésie. Ca joue
du feu de Dieu et avec une classe folle ! Depuis dix ans, Tue-Loup, cousin
de Murât ou de Noir Désir, nous rappelle que la tempête est toujours plus
intéressante qu'un ciel bleu sans nuage »
Eric Nahon – Longueur d’ondes - déc 07-janv 08
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