Contrebassiste polyvalent du groupe
Derien (chanson), anciennement chez
Jim Murple Mémorial (rock steady, ska, rythm’n’blues), il a aussi pratiqué le free-jazz avec son trio
Split, le rock déglingué de
Scenic Railway, et a joué avec bon nombre de groupes que l’on ne s’aventurera pas à citer ici.
Et puis son stylo ne dormant que d’un oeil et sa contrebasse que d’une corde,
Imbert Imbert accouche de poèmes mélodiques et de mélodies poétiques. Certains de ceux-ci parlent du mal de vivre, certaines de celles-là au contraire chantent la vie à pleines mains. Certains ont l’amère chagrin d’amours perdues, certaines la nostalgie de lendemains heureux. Grand imprécateur des privilèges et des passe-droits, Imbert Imbert refuse le monde tel qu’il est. Ce révolté (révolté de ne pas l’être assez) a de grandes fenêtres ouvertes sur la lumière. Sa tendresse, fragile, souriante, à fleur d’archet, est aussi grosse et lourde à porter que sa contrebasse.
Les chanceux qui l'ont croisé sur scène aux bras de sa contrebasse, savent que ce personnage est une émotion à lui tout seul, une émotion vêtue de cuir, car il ne fait pas dans la dentelle, mais une émotion quand même : pleine et entière, avec la faiblesse qu'elle engendre parfois, et la force qu'elle nécessite pour être exprimée. Au fil des chansons, on fait connaissance avec ce magnifique auteur et excellent musicien et par là même avec soi-même, en toute humilité. Salvateur, étonnant, émouvant... Indispensable ? »