En mouvement perpétuel, la musique d’Arbaa invite à la transe dans un univers de contrastes. A la rythmique massive répond une section mélodique tantôt lyrique tantôt agressive. Les combinaisons harmoniques du Rhodes, les samples de musique contemporaine, les boucles de clarinette basse et de saxophone soprano se mélangent de manière hypnotique, portées par une polyrythmie répétitive, lourde et mécanique.
La formation actuelle comprend 7 musiciens expérimentateurs. Issus de milieux différents, chacun apporte une touche personnelle et originale. Le lien qui les unit est le désir de dépasser le cadre des styles pour seulement revendiquer l'énergie mystique de la musique, à l'image des musiques de transe africaines ou indiennes. Le mélange improbable de ces influences surprend par sa polyvalence, autant sur les terrains défoncés des sons synthétiques et distordus que sur l’étrange élégance que déclament les thèmes et les harmonies originales.
Pour situer Arbaa dans le panorama actuel on pourrait citer Ez3kiel et Mei Tei Sho aussi bien que nick Bartsch ronin et Fela Kuti. Ces dernières années Arbaa a côtoyé des groupes comme Interlope, Marvin, Gnawa Diffusion, BlueBird...

Un groove démantibulé au son compact et distordu. Jean Louis se nourrit de bois, de métal et de câbles électriques. Il agite ses membres et découpe des tranches de musique au sous-sol. Il mâche très lentement puis remonte à la surface ou il expulse ses compositions à base de riffs puissants et de lignes rythmiques explosives.
Trio à l'instrumentation particulière, trompette – contrebasse – batterie, Jean Louis s'est enfermé pendant 2 ans pour élaborer ses compositions collectives en travaillant sur le rythme. Il en exploite les ambiguités en créant son propre son né de l'amplification et la distorsion des sons. Sans étiquette, la musique de Jean Louis puise ses influences auprès d'artistes tels de Zu, Marc Ducret, Meshuggah, Melvins, Varèse, Stravinski, Zakir Hussein, Fela Kuti, Miles Davis, Fred Frith…