Visites
(Compagnie Gravitation)
Théâtre expérimenté
à
la maison du Cardinal Jouffroy
Extrait de la gazette des Pluralies n°6
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êtes en contact avec le CIEL
C.I.E.L,
Centre Indépendant d'Ecoute Local,... Visites, inspiré
de "La vie, mode d'emploi", de Georges Perec est un bel
hommage aux gens de partout et d'ailleurs... On y découvre
la vieille atteinte de la maladie d'Alzheimer, le jeune con et un
peu paumé, bref, l'environnement de tous les jours. Seulement,
là on découvre une forme originale et pleine d'entrain.
La preuve existe : on peut faire des comédies originales
intelligentes et porteuses de sens.
 
La compagnie Gravitation relève le défi. En plus de
narguer le ciel menaçant, ces quatre acteurs, leur metteur
en scène, et leur auteur nous dresse un tableau juste et
caricaturé pour tous les personnages d'une société
en détresse. Mais cette caricature n'est pas gratuite. Ce
sont des caractères poussés jusqu'à l'extrème,
pour nous faire comprendre les vices de chacun...
On reprochera juste les loubards un peu trop gentils et un peu trop
fleur bleu à la fin...
Alors bravo Gravitation, de manière complètement subjective,
car cela fait 10 jours que nous les supportons à tous les
repas... Salut et à bientôt à Luxeuil...
Monsieur et madame Auchan.
Voir
l'album photo de "Visites"
Discours
(Compagnie Propos) Danse
modernisée
au Cloître
Extrait
de la gazette des Pluralies n°6
On ne tient pas à ce que le corps
nous interpelle de trop près.
Si les danseurs avaient envahi les gradins, nous aurions été
forcé d'entrer dans leur souvent incompréhensible
jeu, en nous défendant par des esquives plus ou moins
conventionnelles.
Par chacune de mes paroles, je pétris le corps de mon
interlocuteur; on s'enroule, on s'attrape, on se lâche,
on se pousse...
(Et la vie en couple est particulièrement usante !)
Cela est bien réel. Il faut cesser de croire que les
mots se contentent de "survoler" la réalité
physique.
Une phrase (que l'on peut dire de tant de façons différentes)
implique tant de gestes.
Comme Rimbaud dans "Voyelles", Plassard s'intéresse
aux origines sensuelles de la parole. (Il y a des couleurs
primaires chez l'un comme il y a des mouvements primaires
chez l'autre.
(J'espère que la majorité des gesticulations
ne sont pas arbitraires, auquel cas le spectacle serait trop
long).
Raphaël
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Réponse
à Raphaël
Voila une Raphaël bien
catégorique,
un vrai. Quelle mouche a bien pu le picoter ce soir ?
Ne croyez-vous pas que la danse est l'expression su corps?
Si les mots peuvent évoquer le corps, le corps peut
aussi évoquer les choses au delà des mots. La
danse n'a toutefois pas la prétention de vouloir remplacer
les mots : un moyen d'expression n'en excluant pas un autre.
Il serait absurde de faire abstraction d'un corps alors même
que nous l'utilisons constamment, parfois inconsciemment,
pour transmettre toutes sortes de messages.
"ON" ne peut pas généraliser l'appréhension
du corps et affirmer que nous refusons tous cette approche
corporelle que nous proposait, hier soir, Denis Plassard.
"Le jeu" des danseurs n'a rien de dictatorial et
ne fait que nous ouvrir à un nouveau langage qu'il
nous revient, ou pas, d'accepter. La danse ne prétend
pas avoir une "seule lecture" et on laisse au spectateur
une liberté d'interprétation.
Il serait insultant de penser que Plassard a acquis sa notoriété
grâce à un public qui se satisfait de "gesticulations"
sans sens.
Pauline et Estelle
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Carla
Eisler Chansons
dynamiques
à l'auberge du père Ghenass'
Extrait de la gazette des Pluralies n°6
Carla
musikebonne !!!
 
C'est sous un chapiteau rayé bleu et blanc que le groupe
Carla Eisler s'est installé hier soir.
Catherine (la chanteuse), qui pensait bronzer à l'heure
des balances n'aurait pu prédire qu'une pluie viendrait
nous chatouiller le crâne. D'ailleurs, c'est sur la reprise
d'un jour en France de Noir Désir que le ciel a lâché
ses gouttes. Mais pas de problème, le groupe a continué
vaillamment sa musique péchue, aux textes parfois empruntés
à Léo Ferré ou encore Aragon devant un
public très motivé.
C'est pas drôle, mais j'en ris de voir tout ce beau monde
regroupé sous la tente et les parasols Amstel, transformés
en parapluies géants pour l'occasion.
Quelle convivialité pourrait dire Jean-Charles ! Sous
les parasols, les gens se rapprochent.
Au bar, les serveurs ont revêtu les fameux ponchos jaunes.
Un arc-en-ciel apparaît au dessus de nos têtes...
Pourras t-on dire : après la pluie, le beau temps ?
Grincheuse et son acolythe
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