Soirée No Mad et Monkomarok
Tout juste remis de la soirée DDS/CBB (pour les non-initiés,
cherchez sur le site les autres impressions), nous voilà
repartis pour de nouvelles aventures avec un co-plateau à
tendance jazz métissé.
Honneurs
aux locaux en première partie de soirée avec No Mad
(ce coup-ci pas d'erreur sur l'orthographe exacte du groupe), cinq
jeunes allumés de jazz et des musiques de l'est (et de l'ouest,
si on considère le klezmer comme une musique essentiellement
new-yorkaise). Entre standards du folklore yiddish (renvoyant parfois
au magnifique concert de Krakauer d'il y a quelques semaine à
la Barak voisine) et nostalgies à eux, No Mad a su enflammer
l'ADAEP. Pas de folie, mais de l'énergie avec un line-up
(on fait pas pseudo-critique de jazz pour rien) alignant guitare
manouche, violon, clarinette, accordéon, saxophone et contrebasse
en carton. Ça sautait sec dans la salle pour un concert qui
n'en finissait pas de pulser et de faire chanter la foule en hommage
à Johnny. " Ouh ! Eh ! Das ! Wah ! " comme ils
disent, nous rappelant que si Quentin T. ne fait plus de bons films,
il a toujours su trouver de la musique pour marquer notre imaginaire
de manière durable.
Pour
Monkomarok la tâche semblait ardue après tant d'enthousiasme
et avec moins d'acteurs. A quatre (sax soprano ou clarinette basse,
basse, batterie et voix orientale) ils sont partis sur un rythme
plus envoûtant, plus lancinant et encore plus impressionnant
de maîtrise technique. Entre trip hop jazz, des rythmiques
électroniquement humaines et la présence d'une voix
magnifiquement étrange, le sax ténor faisait onduler
un public hypnotisé, lulu et les bobeurs. Notes en saccades,
improvisations vocales, soli de batterie, de sax et de basse hallucinants
(vous verrez d'ailleurs que toutes les photos sont artistiquement
floues !) et rappel de l'histoire ancienne (clin d'il à
Drugi Most pour les Monk'o, et aux Namas pour nous), tous les ingrédients
pour une transe musicale étaient réunis. Une seule
réclamation à la Semitag, reculer l'heure de passage
du dernier tram pour permettre à tous de profiter des dernières
notes et une question pour les amateurs : pourquoi la clarinette
basse est un des instruments à vent les plus hauts ?
Rendez-vous
le 25 mars, pour un peu de flon-flon
le
j. de bob
Concert
: Album photo
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